« Vive l’amitié entre Soumy et Orléans » : les mots de ces jeunes Ukrainiens invités à prendre la parole, ce 8 mai, lors de l’hommage à Jeanne d’Arc, sont empreints d’espoir et de reconnaissance. « Nous remercions sincèrement la ville d’Orléans pour son accueil chaleureux et son attention, lance Arseniy, au public massé place Sainte-Croix. C’est un grand honneur pour nous d’être présents aujourd’hui, aux Fêtes de Jeanne d’Arc. Le fait d’être invités d’honneur a pour nous une signification profondément symbolique. » « Ces fêtes ne sont pas seulement une partie du patrimoine de votre ville, poursuit Vladyslava. Pour le monde entier, elles incarnent l’indomptabilité, le courage et la lutte pour le droit d’être libre. Dans ces fêtes, nous voyons le reflet de notre propre résilience. » La bienveillance des Orléanais a touché ces 25 jeunes, accueillis dans le cadre d’un séjour de répit : « La possibilité de nous reposer, de ressentir la paix, la sécurité et la chaleur de vos cœurs, a marqué Ivan. Votre gentillesse restera à jamais dans nos mémoires. »
« Refaire France »
Dans son discours, Serge Grouard, maire d’Orléans, a souhaité la bienvenue au maire de Soumy, Artem Kobzar, présent également ce 8 mai, « et à nos enfants de la ville de Soumy, qui est notre ville jumelle ukrainienne, située à la frontière avec la Russie. Je dis bien nos enfants parce qu’ils le sont et parce qu’ils sont victimes d’une guerre aussi absurde que barbare. A travers eux, j’ai voulu cette année que tous les enfants victimes de guerres, partout dans le monde, soient nos invités et je forme le vœu que l’avenir leur soit clément et radieux. »
Dans une France qui « dévisse », qui « se fracture » et qui « s’abîme », Serge Grouard a également appelé à un sursaut, porté par une « équipe de France ». « Une équipe de la lucidité, du courage et de la volonté », qui « renverse la table » pour tout changer et tout reconstruire. Pour cela, il faut « oser » répète le maire : « restaurer la souveraineté de la Nation, réformer l’Etat et toute la sphère publique, relever le défi de l’urgence climatique, oser la vraie justice sociale, oser contester la technocratie européenne. Bref, oser REFAIRE FRANCE. »

















