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      Commerce , Centre

      le 01/10/2026

      Halles-Châtelet : le compte à rebours est lancé

      Présenté au conseil municipal du 24 septembre, le dossier des Halles-Châtelet entre dans une nouvelle phase. Cet été, un important travail a permis de faire évoluer le scénario en répondant aux demandes et aux inquiétudes exprimées par les commerçants. Détails.

      1/ Que se passe-t-il pour les commerçants durant les travaux ? Et quid des halles provisoires ? 

      Depuis le lancement du projet, « plusieurs sites ont été étudiés : les mails, le Campo Santo, la place de Loire… qui avaient chacun des avantages et des inconvénients, souligne Serge Grouard, maire d’Orléans, et on a bien senti les inquiétudes des commerçants à l'idée de devoir s’installer ailleurs. » Premier point d’inflexion par rapport au scénario initial : faire en sorte que les commerçants qui souhaitent repartir dans les halles futures puissent rester sur place durant les travaux. L’activité commerciale sera donc maintenue sur site : « c’est un point fondamental qui répond vraiment aux problèmes des commerçants », souligne Serge Grouard. Un travail très fin va désormais s’engager pour faire coexister au mieux l’activité commerciale et la progression du chantier. 
      Ces prochaines semaines vont également voir s’accélérer la phase des acquisitions, déjà commencée puisqu'un tiers des murs appartiennent à la Ville (12 M€). « Une trentaine de rendez-vous avec les Domaines sont programmés d’ici la fin de l’année, signale Walid Madiou, adjoint au maire délégué à l’Animation commerciale. Il reste deux tiers des murs et fonds à acquérir pour 19 M€. »

      2/ Quelle gouvernance pour mener les travaux et gérer les halles futures ? 

      La Ville marque une 2e inflexion en créant une société publique locale (SPL). Dans la précédente modélisation, « nous avons dû déclarer le marché infructueux. Les porteurs privés exigeaient notamment des loyers très importants auprès des commerçants pour rentabiliser en 15 ans environ, explique Serge Grouard. La création de la SPL nous permet de garder la main » et d'inscrire la rentabilité dans un temps plus long « pour proposer des loyers abordables, un peu en dessous de ce qui existe dans d’autres villes ». Dans ce projet, la SPL, détenue à 49 % par la Ville et à 51 % par la Métropole, est missionnée pour la réalisation des travaux, la commercialisation, l’animation et la gestion des futures halles.

      3/ Quelle incidence sur le projet ? 

      À l’issue des travaux, « ce bâtiment doit être plus fonctionnel, plus accessible et plus confortable, résume Walid Madiou, qui ajoute : nous voulons que ces halles racontent de nouveau une belle histoire, celle d’un centre-ville vivant, accueillant et fier de son identité. » Les halles futures conservent leur ADN : « l’expertise, le savoir-faire et la connaissance des produits ». Elles s’organisent donc autour d’une place intérieure comme « un coeur de village », souligne Serge Grouard. Elles s’ouvrent aussi selon un axe fort nord-sud vers les rues commerçantes alentour. Le modèle économique repose aussi sur une ouverture à d’autres activités, avec la création d’espaces de loisirs et d’expériences. Enfin, autre point fort, le repositionnement des laboratoires à proximité des commerces permet au parking de gagner une centaine de places supplémentaires, soit environ 700 places au total.

      4/ Quel est le calendrier ? 

      Une question importante des commerçants qui ont besoin de visibilité pour pouvoir se projeter. Le planning des travaux s’échelonne sur 36 mois, entre 2028 et 2031. « La fin d’année et 2027 vont être intenses, avec la création de la SPL et la préparation des conditions de réalisation du chantier, observe Serge Grouard. Le compte à rebours est lancé ! »

      Ils ont dit ...

      « Derrière ce projet, il y a un enjeu profondément humain (...) Une municipalité ne peut évidemment pas, à elle seule, régler la question de la solitude, mais elle peut créer des lieux rendant les relations possibles, des espaces accueillants et accessibles où l’on peut se croiser, s’asseoir, parler et partager un moment. Voilà l’esprit de ce projet. » 

      Walid Madiou, adjoint au maire délégué à l’Animation commerciale

      « Nos halles doivent être vues comme un étendard, à l’image de Jeanne d’Arc. Ce projet répond à une volonté forte de la municipalité de raviver et d’améliorer la trajectoire commerciale, de la place d’Arc aux Halles-Châtelet (…) Ces halles gourmandes feront notre fierté et seront un étendard pour Orléans. » 

      Gauthier Dabout, adjoint au maire délégué à l’Urbanisme

      « Nous nourrissons tous l’ambition de maintenir Orléans dans le classement et le championnat des grandes villes de France. Les halles vont redonner une attractivité économique, attirer davantage de riverains, de clients, de visiteurs, avec un effet d’entraînement sur les commerces voisins. Enfin, ce projet va renforcer le tourisme en centre-ville, en complément de notre patrimoine exceptionnel. » 

      Franck Kenmogne, adjoint au maire délégué à la Circulation, au Stationnement et à la Vie nocturne