Zac Bourgogne
Ce quartier, qui porte en lui les origines de la ville, trouve jour après jour une seconde jeunesse. Sa requalification, en cours, fait la part belle au végétal pour tendre vers la « ville-jardin ».
À l’écoute des préoccupations des habitants, la mairie d’Orléans s’est engagée à retravailler plusieurs projets d’urbanisme avec l’objectif de redonner sa place à la nature en ville, et de préserver et valoriser ces écrins de biodiversité. C’est le cas de la Zac Bourgogne. La démarche, à l’échelle de la ville et menée en étroite collaboration avec les habitants, s’articule autour de quatre axes :
- « dédensifier » les projets d’urbanisme,
- mettre un frein à l’étalement urbain,
- réserver du foncier, dans ces opérations, pour des projets environnementaux et de production d’énergie durable,
- privilégier des constructions durables (bois, énergie positive, sols perméables) et respectueuses de l’architecture de la ville.
Après multiples phases, qui ont permis de révéler et d’embellir le cœur historique d’Orléans, l’aménagement se poursuit dans la partie Est de la Zac Bourgogne. Un suivi des derniers projets est prévu afin de garantir leur parfaite intégration architecturale. Il s’agit aussi de limiter les impacts sur le voisinage et d’affirmer la présence du végétal dans ce secteur.

Jardin d'enfants rue du gros anneau

Jardin Auguste de Saint Hilaire, inauguré en 2023
Place Saint-Pierre-le-Puellier : dix-neuf logements sortent de terre
Avec sa collégiale du 12e siècle, le lieu ne manque pas de cachet. La place Saint-Pierre-le-Puellier accueille, depuis 2026, un nouveau programme de construction sur quatre niveaux mené par la Semdo : dix-neuf logements de 22 à 120 m², répartis du T1 au T5. Les appartements, sauf les T1 du rez-dechaussée, disposent de terrasses/balcons privatifs, et un îlot de fraîcheur commun est prévu à l’arrière de la façade.
« Nous sommes sur une architecture d’accompagnement avec un mélange des styles moderne et ancien pour une intégration dans le “paysage” existant de la place, souligne Yoan Briançon, directeur de projets à la Semdo. L’emploi de matériaux traditionnels côté rue a donc été privilégié, en particulier pour les enduits, la zinguerie, la charpente et le bois. »
Côté cours, des matériaux plus contemporains (menuiseries en aluminium…) habilleront l’ensemble. Pour rappel, cette opération –coût, 4,80 M€– est concédée par la ville d’Orléans à la Semdo. «Ce chantier a représenté un petit défi technique, rappelle Yoan Briançon, car il est très contraint en centre-ville, avec l’implantation de fondations spéciales, la proximité des bâtis avoisinants, et une obligation du respect de l’environnement et de l’architecture du site. ».

Crédit : Autret Gilbert Architecture