Tendances des recherches actuelles

      Chenilles processionnaires

      Plusieurs idées reçues circulent autour des chenilles processionnaires. Réputés urticants, ces insectes sont assez méconnus du grand public et méritent qu’on s’y intéresse davantage.

      Cartes d’identité 

      Évoluant en colonie et se déplaçant en file indienne, deux espèces distinctes de chenilles évoluent en France. D’une part, les « processionnaires du pin » présentent une teinte brune noirâtre, elles sont composées de taches rougeâtres et d’une face ventrale jaune. On les trouve sur différents arbres comme les pins et les cèdres, tandis que leurs nids de soie sont formés aux extrémités des branches. 

      D’autre part, les « processionnaires du chêne » sont de couleur grise argentée et une ligne foncée se dessine sur leur dos. Uniquement visibles sur les chênes, ces insectes construisent leurs nids sur les branches imposantes des arbres, ainsi que sur les troncs. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces deux espèces sont bien indigènes, et non exotiques. 

      En chiffres

      Entre 2012 et 2019, on a recensé au total plus de 1300 cas symptomatiques d’exposition aux chenilles processionnaires, d’après un rapport de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). 

      Il est probable que ces statistiques soient inférieures au nombre réel de personnes touchées, puisqu’il ne s’agit ici que des chiffres enregistrés par le CAP (Centre antipoison). Avec ces résultats, on comprend que les risques liés à ces insectes sont réels, mais toutefois limités.

      Quels risques ?

      Il faut savoir que ces chenilles deviennent urticantes lorsqu’elles atteignent leur troisième stade larvaire. Mais attention, là encore, aux idées reçues. Ces réactions urticantes ne sont pas dues aux poils visibles sur leur corps, mais aux poils microscopiques et invisibles à l’œil nu, cachés sur leur dos. Pour les « processionnaires du pin », ces périodes « à risque » débutent généralement à l’automne pour se terminer au printemps. Quant aux « processionnaires du chêne », elles sont principalement urticantes durant le printemps. Il faut être vigilant car des symptômes peuvent apparaître sans avoir été à leur contact. En effet, les soies urticantes des chenilles peuvent se détacher et se déplacer grâce au vent.

      « La pénétration de ces soies urticantes dans la peau ou dans les muqueuses entraîne la libération d’un venin composé de différentes molécules », explique encore l’ANSES. Ce phénomène peut alors provoquer plusieurs réactions toxiques sur la peau, comme des démangeaisons et des rougeurs. Conjonctivites, toux et allergies font également partie des symptômes les plus fréquents. 

      Quelles solutions ?

      Afin d’éviter les risques d’intoxication, plusieurs recommandations sont conseillées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire : 

      • Ne pas s’approcher d’un nid ou de ces chenilles.

      • Se balader en forêt avec des vêtements longs.

      • Ne pas sécher son linge à proximité d’arbres infestés.

      • Laver correctement les fruits et légumes de son jardin.

      • En cas d’exposition, prendre une douche et mettre ses vêtements à laver.

      • Consulter un médecin ou contacter le centre antipoison en cas d’intoxication.

      • Se rendre chez son vétérinaire au cas où son animal ait été touché.