Au milieu de la scène, trois mâts chinois imposants se dressent à près de sept mètres de hauteur. De longues tiges métallique sur lesquels cinq corps s’élancent, glissent et enchaînent les figures dans une chorégraphie aérienne et légère. La scène époustouflante qui se déroule sous nos yeux donne le ton de la visite. A quelques heures de la première à Orléans, les cinq interprètes de OVO, qui incarnent des puces malicieuses, peaufinent leurs gestes, répètent inlassablement leurs mouvements pour s’adapter à cette nouvelle salle, l’Arena de Co’Met.
Car avant la magie, il y a le travail, des heures d’entraînement pour préparer les corps, ajuster les trajectoires, apprendre à lâcher prise. « Au début, je réfléchissais trop », confie Simon, l’un des trois français de la troupe, âgé de 27 ans. Ancien gymnaste de haut niveau originaire de Toulouse, il a appris, au fil des années, à ne pas laisser le doute prendre le dessus avant une acrobatie. « Il faut faire confiance à son corps et à son entraînement. » Une fois cette maîtrise acquise, place au plaisir et à la légèreté du geste. Sur scène, le public ne doit plus percevoir l’effort, seulement la performance.
Une mécanique spectaculaire, réglée au millimètre
Le leitmotiv du Cirque du Soleil fondé il y a quarante ans au Canada qui a révolutionné les arts du cirque ! Derrière les acrobaties et la féerie d’OVO se cache une organisation impressionnante. Rien n’est laissé au hasard : des équipements techniques aux costumes, en passant par la préparation physique des artistes et les réglages de la scène, chaque détail est pensé pour garantir la fluidité du spectacle et la sécurité des interprètes. En tournée, cette mécanique bien huilée mobilise des moyens logistiques considérables. Pas moins de 21 semi-remorques sont nécessaires pour transporter le matériel, tandis qu’une centaine de personnes issues de 30 nationalités différentes contribuent à faire vivre la production. En coulisses, les équipes techniques et les costumiers s’activent pour que tout soit prêt à temps.
Les costumes occupent une place essentielle dans cet univers peuplé d’insectes. Au total, 800 tenues accompagnent les artistes dans leurs métamorphoses. Leur entretien exige une organisation tout aussi rigoureuse : six machines à laver et trois sèche-linges tournent pour assurer leur nettoyage et leur préparation entre les représentations. Car chaque soir, le spectacle recommence, et derrière la magie qui opère sur scène, une véritable fourmilière s’active pour que rien ne dépasse.







































