Cinq épisodes caniculaires successifs, une sécheresse exceptionnelle, des précipitations quasi inexistantes… Depuis fin mai, le dérèglement climatique est, pour ceux qui en doutaient encore, devenu une évidence. Comme les autres villes de France, Orléans a subi les conséquences de ces phénomènes conjugués. « Tout le vivant a souffert cet été et continue d’être impacté malgré, depuis septembre, une baisse des températures et des journées raccourcies, rappelle Grégoire Bedoin, directeur de la nature en ville et des paysages à la Mairie. Par exemple, certains arbres présentent, à des degrés divers, des signes de stress hydrique, comme la chute de leurs feuilles – un moyen de protection mis en place pour conserver un maximum d’humidité. »
À Orléans, 30 à 35 000 arbres occupent l’espace public. Cela représente 26% de couverture arborée, selon le classement des villes vertes – Orléans se place ainsi devant Angers, Le Mans et Grenoble. Aussi, pour préserver ce précieux capital végétal, la Ville a-t-elle lancé, en juillet et en août, un plan d’action pour les près de 2 285 jeunes arbres ciblés comme prioritaires et au système racinaire en voie de développement. Sur le terrain, en fonction des arrêtés préfectoraux, les équipes de jardiniers se sont mobilisées, dès 6 heures, pour des tournées d’arrosage hebdomadaires dans tous les quartiers. Au bas mot, 496 000 litres d’eau – dont 171 000 litres d’eau de réutilisation prélevée à la station d’épuration d’Orléans-La Source – ont permis aux « jeunes pousses » de passer le cap. Les sondes tensiométriques, l’oeil, toujours irremplaçable, des professionnels et le passage d’experts sur sites ont contribué à adapter les volumes aux besoins hygrométriques.


