Tendances des recherches actuelles

      Sorties - Loisirs , Centre

      le 13/07/2026

      Orléans a son « Carillon de Vendôme »

      Vendredi 10 juillet, la ville d’Orléans a inauguré « son » Carillon de Vendôme, au Jardin de l’Évêché.  Une célébration en écho à la comptine vieille de 600 ans, « Orléans, Beaugency, Notre-Dame de Cléry, Vendôme… »

      Crédit : J.Puyo

      Le carillon a carillonné ! Désormais, Orléans possède « son » carillon de Vendôme ! Ce vendredi 10 juillet, Serge Grouard, maire d’Orléans, a inauguré le portique de cinq cloches installé provisoirement au Jardin de l’Évêché. « Ce projet a nécessité quelques années avant sa réalisation, et il a fallu se montrer déterminé pour parvenir au superbe résultat que l’on peut contempler aujourd’hui. Aussi, je remercie les services de la Ville et les entreprises pour leur rôle et leur implication. » Proposée à l’origine en 2021 dans le cadre du budget participatif (non retenu), l’idée d’installer un carillon de Vendôme à Orléans a été portée par Dominique Bollée, maître saintier, et héritier d’une longue tradition de fondeurs de cloches. Le projet intégrera finalement, en 2022, un programme de restauration et de valorisation du patrimoine du centre ancien. Le coût de l’opération Carillon (100 100€ TTC) est entièrement pris en charge par la Ville. 

      Du côté du portique, l’ensemble de cinq cloches en airain accordées du do dièse au sol dièse, pèse 670 kg. Coulées spécialement par la fonderie Cornille-Havard, à Villedieu-les-Poêles, elles portent chacune l’inscription « Orléans », accompagnée du millésime de leur fonte et d’un décor de feuilles d’olivier. « Avec la création de ce carillon, Orléans retrouve les trois autres villes, et le manque ainsi est refermé, rappelle le maire d’Orléans. Ce carillon traduit aussi le lien particulier avec la fonderie Bollée, un nom qui exprime l’attachement, la passion et le savoir-faire, des caractéristiques très françaises. » 

      Côté fonctionnement, un système électronique permet de programmer le sonneries et d’adapter leur volume à l’environnement urbain. L’ensemble campanaire interprète, bien sûr, la mélodie traditionnelle du Carillon de Vendôme, un air de cloches du XVe siècle construit sous formes de canon. 

      À l’horizon 2030, le carillon rejoindra le Bourdon au  6e étage du Beffroi de l’Hôtel des Créneaux. La restauration du monument est prévue à partir de 2028. En attendant, les cinq cloches du Carillon de Vendôme vont désormais « chanter », chaque jour, à 12h et à 19h. Comme un rappel de l’Histoire et d’une comptine à nos oreilles. 

      Maryline Prévost

      Les acteurs du projet

      • Mairie d’Orléans : maîtrise d’ouvrage
      • Dominique Bollée, maître saintier : conception du projet
      • Guillaume Moine, architecte patrimoine : coordination du projet
      • Cornille-Havard, fonderie de cloches (Villedieu-les-Poêles) : fabrication des cloches
      • Entreprise Union Technique du Bâtiment (Orléans): réalisation de la charpente et de l’auvent

      Les trois autres carillons réalisés par la fonderie Bollée

      • 1880 : Carillon de Vendôme 
      • 1970 : Carillon de Beaugency
      • 2000 : Carillon de Cléry-Saint-André (ajout d’une cloche)

      Pour la petite (et grande) histoire 

      Le Carillon de Vendôme est une comptine du XVe siècle, contant un épisode de la guerre de Cent Ans. En 1420, le traité de Troyes déshérite le dauphin Charles (futur roi Charles VII) qui ne conserve alors que quatre villes fidèles : Orléans, Beaugency, Cléry et Vendôme. La chanson énumère, sur un ton un brin moqueur, ces dernières possessions au son des cloches de chacune de ces cités. Devenue comptine enfantine, elle a été reprise par nombre de générations d’écoliers, notamment orléanais ! Mais elle est surtout restée vivante grâce aux cloches de Vendôme, Beaugency et Cléry-Saint-André sonnant, chaque jour, cet air familier. Et, aujourd’hui, Orléans rejoint le trio des villes du Carillon de Vendôme !