Le musée réinventé. Le musée transfiguré. Le musée révélé.
Voir le musée des beaux-arts comme si c’était la première fois, alors que l’on a déjà exploré les étages des dizaines de fois, parcouru inlassablement les allées... Avoir le souffle coupé et le cœur qui bat… Se laisser surprendre par le portrait d’une « jeune paysanne » qui tout à coup dévoile un décolleté plongeant après l’avoir caché avec pudeur sous un fichu pendant des décennies... Être ému par un tableau disparu dans les affres de la Seconde Guerre Mondiale mais matérialisé dans le parcours pour lui redonner toute la lumière qu’il mérite…
C’est le tour de magie opéré par Olivia Voisin et ses équipes. Après dix ans de longs travaux fragmentés menés en maintenant le musée ouvert, l’établissement célèbre la réouverture de la totalité de ses collections repensées et invite le public à (re)découvrir son parcours désormais au complet et son histoire sous un nouveau jour.
8000 m2, 1300 œuvres, six siècles d’art : de 1870 à aujourd’hui, les collections se déploient en totalité sous les yeux des visiteurs ébahis. Le plus grisant se découvre au niveau -1, dans les salles consacrées aux 20e et 21e siècles, qui ont rouvert une grande partie de leurs espaces après six mois de fermeture. Aux côtés de tableaux et sculptures bien connus des visiteurs, de nombreuses œuvres sont sorties des réserves, éclairées sous un jour nouveau ; d’autres ont été restaurées ou se sont invitées dans les collections. Tel est le cas du spectaculaire et monumental néon de Martial Raysse, ReLeBainTurc, ou des bijoux de Calder, ornements visibles nulle part ailleurs, présentés dans le cadre du festival AR(t]CHIPEL, étoiles faisant briller les collections et prolongeant l’ouverture du musée à l’art moderne et contemporain.
Se retrouver au musée des beaux-arts et ne vouloir être nulle part ailleurs, justement.












