« L'an dernier devait être une fête. Ce fut une fête, mais la pluie a fortement impacté la fréquentation », rappelle Fred Robbe, grand ordonnateur de cet événement cher au cœur des Orléanais. Une météo capricieuse qui a conduit l'organisation à repenser son modèle économique. « On revient à quelque chose de plus mesuré en termes d'infrastructures, pour ne pas mettre le festival en danger. On a vu trop de festivals disparaître ces derniers mois. »
Temple fiévreux des festivités, Le Campo Santo retrouvera ainsi une seule grande scène, tandis que le public sera invité à circuler entre les différents sites du festival : le Centre chorégraphique national pour entrer en transe, le Théâtre d'Orléans avec la salle Jean-Louis-Barrault transformée en club ou encore la salle de l'Institut et son ambiance intimiste. « On veut retrouver cette logique de parcours qui fait aussi l'identité de Hop Pop Hop », souligne le directeur.
Un choix qui permet aussi d'adapter chaque concert à son environnement. « Certains projets ne prennent pas toute leur dimension sur une grande scène. Les différents lieux permettent une véritable rencontre entre les artistes et les publics », explique Frédéric.
Malgré cette réduction de voilure, la programmation reste fidèle à l'ADN du festival : une trentaine d'artistes, près d'une centaine de musiciens et une grande diversité de styles, du rock à l'électro, de la folk au hip-hop, en passant par la pop ou le punk wave, avec une forte présence de groupes européens mais aussi le retour de formations américaines.
« La marque de fabrique de Hop Pop Hop, c'est la diversité », résume Matthieu Duffaud, programmateur du festival. « On aime faire découvrir des artistes émergents, des groupes repérés dans d'autres festivals ou grâce à notre réseau de programmateurs. L'idée est de proposer des concerts qui prennent tout leur sens selon les lieux. » Nuits magiques en perspective !
Le festival revendique également son rôle de défricheur, dénicheur de talents. Plusieurs artistes sont issus de dispositifs d'accompagnement comme les Inouïs du Printemps de Bourges ou Propul'Son. « On essaie d'être attentifs aux musiques de demain et d'accompagner les artistes avant qu'ils n'explosent », poursuit Matthieu.
Au-delà de la musique, Hop Pop Hop réaffirme aussi ses engagements. Signataire de la tribune Plus qu'un festival, il défend un modèle fondé sur l'émergence artistique, l'ancrage territorial, la responsabilité environnementale et la rencontre avec les publics.
La promesse d’une édition 2026 au souffle nouveau, pleine de promesses et de vibrations. Le compte à rebours est lancé !
Emilie Cuchet