Les moustiques tigres envahissent Orléans, et la Ville ne va pas se laisser faire ! La mairie a mandaté la société Altopictus pour réaliser un diagnostic, auquel nous avons assisté vendredi 25 septembre. Trois zones ont été sélectionnées pour l’étude : les alentours du CHU d’Orléans, ceux du Zénith et le quartier Dunois. Ces secteurs ont été les premiers touchés par l’invasion d’Aedes Albopictus, le fameux moustique rayé de blanc.
Environnement
le 25/09/2026
En quête du moustique tigre
Face à la recrudescence des moustiques tigres, la mairie d'Orléans a commandé un diagnostic pour évaluer l'ampleur du problème. Nous vous expliquons comment l'étude a été menée.
Crédit : J. GRELET

Crédit : J. GRELET
L’équipe Altopictus repère plusieurs avaloirs (des grilles d’évacuation des eaux vers les égouts) dans l’espace public.

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On y trouve généralement de l’eau stagnante, favorable à la ponte des moustiques tigres.

Altopictus réalise ensuite un prélèvement d’eau pour évaluer la densité de moustiques tigres.

L'équipe doit prendre garde de ne pas mélanger leurs larves avec celles du moustique Culex, insecte autochtone qui agit plutôt la nuit.

Crédit : J. GRELET
L’équipe répand enfin un larvicide biologique : de la fécule à base de maïs dont le pH alcalin est mortel pour les larves, mais inoffensif pour l’être humain et les autres animaux.

Crédit : J. GRELET
Efficace trois à quatre semaines, le produit montre déjà ses propriétés mortelles dans cette eau traitée trois jours plus tôt.
Une fois les eaux analysées en laboratoire – ce qui prend plusieurs semaines – un rapport sera rendu à la mairie qui prendra les mesures nécessaires.

Crédit : J. GRELET
Que va devenir ce diagnostic ?
Louna Bailly, adjointe en charge de la lutte contre les espèces invasives
“Les agents seront formés à détecter les zones d’eaux stagnantes sur les voies publiques et à utiliser les larvicides. Nous sensibiliserons également la population en allant à sa rencontre, quand c’est possible, et par différents canaux de communication. Concernant les campagnes de démoustication, il s’agit d’une compétence de l’ARS, et donc de l’État.”