Tendances des recherches actuelles

      Economie - innovation

      le 09/04/2015

      Le Fab Lab orléanais

      Depuis le mois d'octobre, le premier Fab Lab (laboratoire de fabrication) du département a ouvert ses portes à La Source.

      fablab drone

      Economie - innovation

      Au 4e étage de l’école d’ingénieurs Polytech, à La Source, au coeur de locaux flambant neufs, de drôles de machines ont fait leur apparition depuis le mois d’octobre. Entre la salle de réunion ultra-connectée, les bureaux soigneusement équipés et les écrans d’ordinateurs alignés, une impressionnante « découpe et gravure laser » répond en rythme aux saccades des imprimantes 3D, faisant face à une fraiseuse de précision dernier cri.

      fablab_fondateurBenjamin, formateur et animateur, et Filipe, directeur du FabLab, lors d'un atelier de fabrication de drônes.

      Bienvenue au Fab Lab orléanais, le premier « laboratoire de fabrication » (de l’anglais Fabrication Laboratory) du Loiret. « Plus précisément, un atelier de fabrication numérique, destiné à donner les capacités à un groupe, à une communauté, d’innover avec des moyens simples », décrit Filipe Franco, ingénieur à la solide expérience dans l’industrie et les bureaux d’étude, et aujourd’hui directeur de la structure. « Une plateforme dédiée à la réalisation de prototypes, qui permet de lever les freins à la créativité en proposant des services à moindre coût, des conseils et des synergies. »

      fablab_laserUne découpe laser dernier cri est à disposition des utilisateurs.

      Aujourd’hui, par exemple, c’est Natacha, jeune designer orléanaise à la tête de sa propre marque d’accessoires de mode (And So Voilà), qui vient concrétiser le fruit de son imagination débordante. Au programme : des écrins personnalisés pour ses foulards en soie, des pièces uniques au packaging personnalisé, qui lui permettront de promouvoir sa marque. « Ici, c’est mon atelier, résume-t-elle en observant la découpe laser donner vie à son dessin. Un atelier recherche et développement, où j’utilise tout autant les machines que l’expertise du directeur. »

      fablab_NatachaNatacha, jeune designer, créatrice de “And So Voilà”, conçoit des écrins pour ses foulards en soie.

      Dans la pièce voisine, autour d’un boîtier jaune gravé d’une abeille, c’est plutôt vers Benjamin, formateur et animateur de l’atelier électronique et informatique, qu’un autre jeune entrepreneur s’est tourné. Bertrand, ancien responsable de développement digital, est en plein lancement de Bee angels, des ruches connectées associées au label « Abeille », une solution clés en main destinée aux collectivités, associations, scolaires, apiculteurs amateurs et professionnels, pour protéger les abeilles, en voie d’extinction, tout en créant des emplois. « La ruche connectée renferme des capteurs de température, de géolocalisation, de taux d’humidité, d’orientation, qui renvoient toutes ces informations à une base de données accessibles par ordinateur, smartphone ou tablette. » Ainsi, il est possible de surveiller en direct la santé des essaims et de suivre leur production.

      fablab_BertrandBertrand et ses ruches connectées associées au label "Abeilles"

      « Avec le Fab Lab, on a démontré que le projet fonctionnait. On a matérialisé les capteurs dans un boîtier, fabriqué une ruche grâce à des plans disponibles en open source et me voilà prêt à faire des démonstrations ! » Beaucoup plus vendeur, en effet, qu’une présentation Powerpoint !

      Utile aux particuliers, la structure peut l’être tout autant aux entreprises. Gaëlle et Anne, de la société Panibois, ont poussé les portes des locaux pour construire une pièce qu’elles ont imaginée. Un cône d’empilage pour placer des pièces sur la chaîne de production, et améliorer la qualité du travail et le confort de l’opérateur de ligne.

      fablab_GaelleGaëlle, de la société Panibois confectionne une pièce qu'elle a imaginée pour une ligne de production.

      « Si nous avions dû le faire faire, cela nous aurait coûté beaucoup plus cher et nous aurait pris beaucoup plus de temps. Et puis en plus, là, il y a le côté ‘fait soi-même’, très valorisant. ». Ça vous plaît ? C’est moi qui l’ai fait !

      Michael Simon

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