Orléanoïde 2.0

Du 23 novembre au 8 décembre, le festival de la création numérique dynamite les codes établis. Érigant ces nouvelles technologies en pratique artistique à part entière, dans un jeu de piste virtuel grandeur nature !

Avec Orléanoïde 2.0, embarquement immédiat pour un festival d’un genre nouveau ! L’an dernier, la Mairie inaugurait la première édition de ce parcours interactif et sensitif dans la ville, dans l’optique d’illustrer le potentiel créatif des arts numériques et d’ouvrir ce champ des possibles à un large public.

En 2013, la direction de la Culture et de la Création artistique s’est entourée de partenaires de choix, Labomedia et la Maison des arts et de la culture (MAC) de Créteil, pour pousser encore plus loin son propos. « Aujourd’hui, les frontières du numérique se floutent et de nombreux champs artistiques transdisciplinaires s’en emparent, revêtant des formes différentes : plastiques, spectaculaires, musicales…, déchiffre Benjamin Cadon, directeur artistique de l’événement pour Labomedia. L’objectif d’Orléanoïde est de présenter ces nouvelles formes d’expression rimant avec innovation et expérimentation, afin d’apprendre aux Orléanais, petits et grands, à s’approprier ces technologies (ordinateur, téléphone portable…), plutôt qu’à en être dépendants ! » CQFD.

Parcours sensitif

Transformer Orléans en laboratoire numérique à l’échelle de la ville. Investir l’espace public en allant à la rencontre des habitants. Sur ce postulat de départ, Orléanoïde invite le public à une visite guidée interactive, parsemée de spectacles « live », de rencontres, d’ateliers, de promenades, d’interventions, de créations et d’installations innovantes aux quatre coins de la cité. Des oeuvres uniques, totalement bouleversantes et étonnantes, issues d’une sélection pointue de la MAC de Créteil, précurseur dans les collaborations artistiques hybrides. Aux manettes, des artistes « visionnaires » et sans aucune limite, venus de toute la planète (Japon, Chine, Canada, Belgique, Ukraine). Ce périple du numérique emmènera les visiteurs de la Collégiale St-Pierre-le-Puellier (point d’orgue de l’événement avec 8 oeuvres présentées), au musée des Beaux-Arts, à la Médiathèque, en passant par le Muséum et la cour du collège Anatole-Bailly (1 dispositif chacun). Tour d’horizon des installations numériques les plus percutantes :

Au Musée des beaux-arts

Mordants ! Les robotschiens de France Cadet (ci-dessous), spécialiste de la chirurgie électronique, sont le fruit d’un clonage et d’expériences de laboratoire « ratés ». Ces bestioles numériques devraient surprendre petits et grands car, à l’approche des humains, ils réagissent au gré de leurs humeurs, tantôt joyeux tantôt en colère.

Les robotschiens de France Cadet

Au Muséum

Rencontre du 3e type avec « Hortus » (ci-dessous), écologie artistique née de l’imagination de Christophe De Boeck. En se déplacant dans les serres du musée, le spectateur déclenche une série de capteurs sensibles à l’activité humaine et aux conditions climatiques. Des sons d’oiseaux retentissent alors, se transformant en version synthétique à mesure que l’homme s’enfonce plus profondément dans l’espace naturel.

Hortus

à la Collégiale Saint-Pierrele- Puellier

Des pièces totalement grisantes. De quoi devenir addict au numérique ! Impossible de résister à « Impact » (ci-dessous), installation à ressentir physiquement. Le visiteur doit s’approcher des sculptures composées de verre et de bobine tesla, suspendues au plafond. Des arcs électriques sont alors générés sur des surfaces vitrées. Un orage donne au public des sensations extrasensorielles. Non loin de là, voici « Hydrogène », oeuvre plus contemplative et onirique. Dans un mouvement coloré et majestueux, un voile nuageux s’élève d’un aquarium rempli d’eau. Les bulles d’eau frémissantes divisent la lumière blanche en spectre violet, vert, bleu…

Impact

Dans la Cour du Collège Anatole-Bailly

"Les hommes debout" (ci-dessous)  est sans nul doute l’une des pièces maîtresses d’Orléanoïde 2.0. Installation urbaine lumineuse et interactive, exposition poétique et ludique... « Les Hommes debout » sont tout cela à la fois et bien plus encore ! 

Le rôle de ces 16 figurines à taille humaine : répondre en mots, en lumières et en couleurs aux sollicitations des visiteurs, qui passent du statut de spectateurs à celui d’acteurs, de musiciens d’une drôle de partition. Libre aux petits et grands de dialoguer avec ces êtres de lumière, de les toucher, de les écouter, voire de les câliner et de guetter leur réponse sensorielle et imprévisible ! L’installation a fait sensation lors de la Fête des Lumières de Lyon, en 2009. Un choc pour les yeux et le coeur, à découvrir dans la cour du collège Anatole-Bailly. Ouvert à tous.

mais aussi…

Orléanoïde 2.0 c’est aussi une soirée d’ouverture à l’Astrolabe avec AufGang, mêlant electro et instruments de musique classique (21/11 à 20h30) ; un vernissage du parcours d’installation en compagnie d’artistes, avec final à la Collégiale (22/11) ; des portes ouvertes au 108, à la découverte du fab-lab de Labomedia (23/11 à 14h) ; des ateliers à l’Esad avec restitution publique (29/11) ; un concert pour les scolaires à la MAM (28/11) ; des open ateliers au 108 (28/11 à 16h) ; une visite commentée d’Archilab (30/11) ; un concert performances à la salle de l’Institut (28/11 à 20h30)…
> Une expérience hors du commun, du 23 novembre au 8 décembre

Emilie Cuchet