déplacements
ligne à grande vitesse
LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon
Du 3 octobre 2011 au 31 janvier 2012, les habitants des territoires concernés par les enjeux de la future Ligne à grande vitesse Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon (LGV POCL) sont invités à s’informer et à donner leur avis sur le projet. Retour sur le débat public.
infos pratiques
clôture du débat public : convergence vers l’ouest (le 26 janvier 2012)
L’objectif de s’exprimer d’une seule voix en faveur d’une LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) et, surtout, de trouver une position commune sur le scenario avait été posé dès l’ouverture du débat public, le 5 octobre 2011, à l’Espace Olympe-de-Gouges (La Source). Quatre mois et 27 réunions thématiques plus tard, cette volonté s’est non seulement réaffirmée mais surtout concrétisée. Les premiers enseignements de cette concertation à grande échelle (5 régions, 16 départements et près de 17 millions de personnes concernés) ont été présentés par la Commission particulière du débat public (CPDP) et son président, Michel Gaillard, le 25 janvier 2012, au parc des expositions d’Orléans, devant 600 personnes. Cette instance, neutre, est chargée de rédiger et de transmettre le compte-rendu du débat public à Réseau ferré de France, maître d’ouvrage, qui se prononcera sur la suite à donner au projet, en juin prochain.
Première indication, le débat sur le projet de LGV POCL a recueilli une mobilisation historique : 14 000 participants, ce qui le place juste derrière celui du Grand Paris (15 000). Quelque 220 cahiers d’acteurs ont été rédigés dont une trentaine pour s’opposer au projet (raisons financières, environnementales et sociétales). 1 500 questions ont été posées, et 1 250 contributions et avis déposés, pour plus de la moitié, par ces six départements : Loiret, Cher, Allier, Puy-de-Dôme, Loire et Nièvre. Michel Gaillard retient également « la forte implication des collectivités locales », toutes sensibilités confondues, « et le rôle important de la presse – 1 100 articles publiés - dans le relais d’information aux habitants. »
Lors de ce dernier débat, à Orléans, la grande majorité des intervenants a défendu la réalisation de ce projet « prioritaire » et « capital » pour l’aménagement du grand centre de la France. Un territoire qui, comme l’a souligné Serge Grouard, député-maire d’Orléans, a parlé d’une seule voix : « Régions, départements, villes et association TGV Grand Centre Auvergne, qui porte ce projet depuis l’origine, se prononcent en faveur du scenario ouest. Je souhaite que cela soit pris en compte. » D’ailleurs, « en tant qu’auteur, à l’Assemblée nationale, de l’amendement qui a inscrit la réalisation de cette ligne Paris – Orléans – Clermont - Lyon dans le Grenelle 1, je veillerai à ce que la loi, dans son esprit, soit intégralement respectée. » Applaudissements nourris de la salle. « L’on ne comprendrait pas que la conclusion de RFF ne tienne pas compte de ce qui a été dit pendant ce débat public et du consensus exprimé ce soir », insiste Serge Lepeltier, maire de Bourges et ancien ministre du Développement durable.
bilan d’étape du débat public (le 7 décembre 2011)
Le 6 décembre, dans le cadre d’une conférence de presse au Muséum d’Orléans, la Commission particulière du débat public (CPDP) a fait le point à mi-parcours du débat public sur le projet de ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (LGV POCL). Pour rappel, cette période de concertation, nécessaire sur un projet d’une telle ampleur (5 régions, 16 départements et quelque 17 millions de personnes concernés), a débuté le 3 octobre 2011 et prendra fin le 31 janvier 2012.
Premier marqueur de l’intérêt du public pour le sujet, la participation aux réunions thématiques – 16 organisées au 1er décembre 2011 sur 27 programmées – s’avère très importante, « réunissant parfois jusqu’à 2 000 personnes, observe Michel Gaillard, président de la CPDP. Les habitants se sentent très concernés, de même que les élus sont fortement mobilisés. »
Le site www.debatpublic-lgv-pocl.org, sur lequel on peut émettre avis et propositions, enregistre lui aussi une très belle fréquentation, avec près de 260 000 pages consultées. Pour Michel Gaillard, « cela montre bien la crédibilité du processus. Le débat public est utile car il permet d’apporter au maître d’ouvrage (RFF) les commentaires et propositions du public. Rares, d’ailleurs, sont les projets qui en sortent sans adaptation. »
déjà 11 000 participants
À titre de comparaison, les 55 réunions publiques sur le projet de réseau de transport du Grand Paris (2 à 3 millions de voyageurs/jour) ont rassemblé 15 000 participants quand POCL en totalise 11 000 à mi parcours ! Celui-ci le dépasse même en nombre de contributions/avis : 700 contre 650 pour Grand Paris.
Mais attention, le débat public n’est ni un sondage, ni un moyen de recueillir des voix ! Certes, « une forte mobilisation est un élément qualitatif important », indique Michel Gaillard, mais elle n’entre pas en ligne de compte dans le choix du scenario. Le débat a pour vocation unique d’informer, de préciser, et de consigner les avis argumentés du public et des personnes morales (collectivités locales, chambres consulaires, associations…) à travers les cahiers d’acteurs. 54 ont, d’ailleurs, été déposés ou sont en voie de l’être, parmi lesquels ceux de la Mairie, de l’AgglO et de l’université d’Orléans.
Si l’opportunité du projet POCL soulève peu d’opposition, les 4 hypothèses de tracés, elles, monopolisent beaucoup l’attention. Logique, car elles questionnent à la fois « sur l’aménagement du territoire, le financement (évalué entre 12 et 14 milliards d’euros) – ce point a été discuté à Orléans, le 24 novembre - et l’environnement », constate Michel Gaillard.
c'est pratique
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Commission Particulière du Débat Public LGV POCL
68 rue du Faubourg Saint Honoré
75008 Paris
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Les vidéos des réunions publiques
Le cahier d'acteurs de la ville d'Orléans a été adopté à l'unanimité par le conseil municipal du 18 novembre dernier.

