sports - loisirs - culture
expositions - musées
Evénement, le musée des Beaux-Arts
accueille jusqu’au 17 janvier une exposition consacrée à Henri Gaudier-Brzeska, figure majeure de la sculpture européenne. A n’en point douter le temps fort et le fleuron de sa saison 2009-2010.
infos pratiques
tout un programme
Henri Gaudier-Brzeska dans les collections du Centre Pompidou et du musée des beaux-arts d’Orléans », tout un programme !
Cet été, le musée national d’art moderne a présenté au Centre Pompidou, à Paris, une rétrospective consacrée à Henri Gaudier-Brzeska, jeune artiste flamboyant qui, telle une météorite, a traversé la scène européenne de la sculpture. Jusqu’au 17 janvier, c’est au tour du musée des beaux-arts d’Orléans d’accueillir cette exposition emplie de symboles et d’émotion.
Outre la vingtaine de sculptures et la quarantaine de dessins qui ne quittent d’habitude jamais Paris, le public orléanais aura la chance de découvrir pour la première fois plus de 120 dessins et une quinzaine de sculptures, des pièces issues de la collection unique du musée des beaux-arts.
Une présentation complétée par un montage multimédia faisant la part belle à près d’un millier de dessins inédits du fonds orléanais et par la mise en espace d’objets ayant appartenu au jeune artiste (lettres, carnets d’esquisse de son enfance, outils…).
Grâce à la publication du catalogue de l’exposition, le musée des beaux-arts apportera sa pierre à l’édifice de la connaissance d’un artiste visionnaire et d’avant-garde, tout en montrant au public des « trésors en région » restés trop longtemps méconnus.
Orléans et Gaudier
C’est à Harold Stanley Ede, assistant à la Tate Gallery que l’on doit le sauvetage des œuvres de Gaudier-Brzeska. Après la seconde Guerre Mondiale, il entreprend de faire connaître l’œuvre de l’artiste. Interpellée par son travail, Jacqueline Auzas-Pruvost, alors conservatrice du musée des beaux-arts d’Orléans, organise la première exposition consacrée à Gaudier-Brzeska, en 1956. Une manifestation à l’origine de la constitution de la collection, enrichie par la grande générosité de Ede, ravi de voir un musée français s’intéresser à cet artiste hors du commun.

un peu d’histoire
Henri Gaudier naît le 4 octobre 1891 à Saint-Jean-de-Braye. Fils d’un menuisier-charpentier, il affiche très tôt une attirance pour le dessin. Doué à l’école, il obtient des bourses d’étude qui lui permettent de voyager en Angleterre et en Allemagne.
Revenu en France, il s’installe quelques temps à Paris et rencontre Sophie Brzeska, de 20 ans son aîné, avec qui il vivra dès lors une passion orageuse. Installé avec elle à Londres en 1911, il décide d’accoler leurs deux noms et entreprend une percée dans le monde de la sculpture. Sa production a d’abord été influencée par Rodin, puis dans un souci de trouver sa propre voix, il est devenu un adepte de la taille directe, opérant une synthèse entre le cubisme, l’abstraction et les arts primitifs.
À partir de 1913, il devient l’un des pionniers du Vorticisme, variante britannique du Futurisme. Le terme « vortex » fait allusion aux théories de Umberto Boccioni affirmant que l’art trouve sa source dans le vortex des émotions. Le 5 juin 1915, Gaudier-Brzeska est tué d’une balle dans la tête au cours de la bataille d’Artois.
c'est pratique
adresse utile
Musée des beaux-arts
1 rue Fernand-Rabier
02 38 79 21 55
musee-ba@ville-orleans.fr
Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 10h à 18h
Tarifs : 4 €/2,50 €, gratuit le 1er dimanche du mois
Visite guidée pour les groupes sur réservation
autour de l’exposition
• conférences : le 18 novembre et le 2 décembre, à 18h15
• visites guidées : les 8 et 29 novembre et les 13 décembre à 15h
• jeune public : accueil individuel (le 8 nov. à 15h30, Henri Gaudier-Brzeska raconté aux enfants) et visites scolaires.

